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Hallux valgus

La chirurgie mini-invasive

Correction chirurgicale des déformations

Le principe n’est pas de « raboter » la bosse (conséquence de la déformation), mais de s’attaquer à la cause.

Nous allons d’abord libérer les parties molles et l’articulation en sectionnant les attaches latérales, et réaliser une exostosectomie (section de la bosse).

Puis nous allons ramener le premier métatarsien en position parallèle au second, et pour cela le redresser : ceci est réalisé grâce à l’ostéotomie (ou coupe osseuse) de translation de type SCARF. Le premier métatarsien est clivé ou fendu en 2 parties, de manière à le faire glisser vers le 2ème métatarsien. Les 2 fragments osseux seront fixés par emboitement ( sans matériel métallique ),.

En cas de persistance d’une déformation on peut compléter par un geste sur la 1ère phalange.

La cicatrice : vous aurez une seule cicatrice (qui deviendra très fine au bout de quelques mois ), le long du bord interne du pied. Elle sera d’environ 35 à 40 mm à distance.

Il s’agit d’une chirurgie mini-invasive qui répond à la fois à un souci esthétique, à une simplification des suites opératoires et à une réduction du délai de récupération fonctionnelle.

Complications liées à l’acte chirurgical

Phlébite et Embolie Pulmonaire. Normalement vous marcherez dès le soir de l’intervention, le risque est donc faible. En cas d’antécédents ou de facteurs de risque, un traitement anticoagulant pourra vous être proposé, en fonction du terrain.

Raideur. Contre cela nous préconisons une auto-rééducation expliquée dans le chapitre « soins en post-opératoire », ce qui permet de réaliser la rééducation plusieurs fois par jour, et tous les jours. Si à 45 jours vous manquiez de mobilité, des séances de kinésithérapie vous seront prescrites.

Récidive. La récidive ne survient que si l’angle entre le premier et le deuxième métatarsien n’est pas suffisamment réduit. Il faut néanmoins éviter les conduites à risque comme la pratique de danse classique avec réalisation de pointes, l’escalade, ou encore le port systématique de talons trop haut et trop souvent.

Infection. A la clinique du pied, sont privilégiées des techniques sans matériel, donc sans corps étranger métallique, réduisant ainsi le risque infectieux au minimum.

Retard de consolidation. Dans ce cas on maintient la chaussure à appui talonnier plus longtemps.

Algoneurodystrophie. Complication redoutable à type de violente douleur liée à des problèmes vasculaires, durant de 12 à 18 mois survenant sans raison identifiable. Le risque diminuera avec l’administration de Vitamine C pendant un mois. Si elle survient, après confirmation par scintigraphie, elle impose de consulter un Centre Anti-Douleur.

Oedème (gonflement de la zone opérée) Ceci est inévitable quel que soit la technique chirurgicale choisie, ceci est logique et habituel. Ce n’est pas à a proprement parler une complication. Il dépendra de votre application à surélever le pied et à le glacer afin de le prévenir au maximum.