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Hallux valgus

Traitement conservateur de l’hallux valgus (sans chirurgie)

Les artifices, tels que les écarteurs d’orteils trouvés sans prescription médicale, en pharmacie, peuvent soulager transitoirement vos symptômes, dont les douleurs nocturnes. Ils ne sont pas assez puissants néanmoins à la mise en charge, avec tout le poids du corps appuyant lors de la marche, sur l’articulation du gros orteil. Quand vous marchez, l’ensemble du poids du corps se porte en effet sur l’avant-pied. Cela n’est donc pas corrigeable malheureusement par un morceau de tissu ou de silicone.

La première mesure à prendre est une adaptation du chaussage:

  • avec une semelle de chaussure la plus rigide possible (le contraire de « tongs » afin de ne pas trop mobiliser l’articulation),
  • avec le dessus de la chaussure en cuir souple ou tissu, afin de ne pas accentuer la déformation.
  • schématiquement, il faut privilégier le port de sandales type Birkenstock ou Scholl à semelles épaissies en liège et ouvertes vers l’avant en été, et des bottines à bout arrondi l’hiver.

En cas d’hallux valgus débutant et de déformation réductible, il est possible de prescrire des semelles dîtes à appui rétro-capital, après radiographie et diagnostic du chiurgien. Il s’agit de semelles qui vont appuyer sous la tête du premier métatarsien, et qui au début de la déformation, peuvent permettre de redresser l’hallux valgus de manière transitoire.

Il est recommandé d’apporter chez votre podologue 2 ou 3 paires de chaussures portées couramment (éventuellement baskets en cas de pratique de sport, chaussures de sécurité le cas échéant,…). Ceci permet d’une part au podologue d’observer les zones du pied usant vos chaussures, et d’autre part d’ajuster vos semelles aux chaussures portées habituellement.

Quand se faire opérer d’un hallux valgus ?

Il n’y a jamais d’urgence à se faire opérer. Dans l’attente, il faut utiliser ces traitements conservateurs après avis auprès de votre chirurgien.

C’est vous qui jugerez du moment adéquat, soit un pied devenu trop douloureux, ou impossible à chausser. Il faudra aussi réaliser un compromis entre vos conditions familiales et professionnelles (personnes à la maison pour vous aider, baisse d’activité saisonnière prévisible au travail, possibilité de télétravail, congés annuels,…). Il s’agit donc d’un geste fonctionnel, et en aucun cas d’un geste à visée esthétique.

D’UN POINT DE VUE PRATIQUE, C’EST VOTRE CORPS QUI VOUS DIRA QUE C’EST LE MOMENT…

L’arrêt de travail dépendra à la fois de votre temps et mode de transport, et du fait que vous travaillez debout ou assis. En gros comptez un mois et demi à deux mois minimum, et 3 mois si vous portez des chaussures de sécurité au travail.

Pensez à arrêtez une intoxication tabagique, le cas échéant. La nicotine provoque un rétrécissement des vaisseaux irriguant le pied. Cela se traduit par des troubles de cicatrisation, et des retards de consolidation.